Les Elfes Bleus du Monde d’Aquilon sont un peuple d’elfes marins, distincts des autres ethnies elfiques par leur lien profond avec l’eau et leur apparence caractéristique .
Les Efles Marins
Les Elfes Bleus possèdent une peau azur, symbolisant leur connexion profonde avec l’eau et le milieu aquatique, ce qui leur a donné le surnom “d’elfes marins”. Cette caractéristique les distingue nettement des autres peuples elfiques et renforce leur identité unique au sein du Monde d’Aquilon. Ils vivent en étroite harmonie avec les flots, à tel point qu’une vieille expression yrlanaise dit d’eux qu’« ils sont encordés à la mer comme un nouveau-né aux seins de sa mère ». Ils ne s’épanouissent réellement qu’au contact de l’eau : rivières, mers ou océans. Leur peau reflète leur nature aquatique, et leur culture s’est entièrement développée autour de leur lien spirituel avec « Père Océan », divinité tutélaire des profondeurs.
Les Elfes Bleus sont divisés en deux grandes « maisons » distinctes :
Au nord, ils vivent dans l’archipel des Polanis, dans des villes construites en pierre et en bois. Leur ancienne capitale, Elsémur, était une cité magique, isolée des eaux par un champ magique. Elle était dirigée par le roi Aamnon, un souverain sage et respecté. Après la guerre contre les Fléaux, Elsémur fut détruite, forçant les survivants à se réfugier à Ennlya, où ils ne sont plus qu’environ 8 000. Ils mènent une vie plus austère, érudite et rituelle, guidés par les Sœurs des Sens, dirigées par la Mère Prophétesse, capable de lire dans « l’eau des sens », un rituel de divination puissant.
Au sud, les Elfes Bleus ont pris le large, vivant essentiellement à bord de navires, et reconnaissent Port-Vogue comme leur capitale flottante. Moins hiérarchisés, plus indépendants et commerçants, ils échangent avec les cités humaines et vivent du commerce maritime. Les Nordiques les considèrent comme trop volatils et cupides, tandis que les Sudistes voient leurs cousins comme rigides et trop dévots. Malgré ces tensions, tous respectent profondément Aamnon, et la plupart répondraient à son appel s’il les réunissait à nouveau.
Les Mythes
Les prêtresses utilisent l’eau des sens pour sonder les trames du temps. Certains rituels sont redoutables, comme celui de l’affrontement du Raïken-Kalhaal, un monstre légendaire, dans le cadre du rituel du sang, ou encore celui de la quête du Cristal Bleu, un artefact sacré octroyant un pouvoir immense à qui en est digne.
Les Elfes Bleus ont aussi établi des liens avec des créatures abyssales, comme les Mysts, des êtres intelligents aux tentacules puissants, gardiens des secrets de la mer, ou encore le Raïken-Kalhaal, « celui qui règne dans les grands fonds et terrorise les hommes ». Selon la légende, celui qui atteint son cœur peut le chevaucher et maîtriser ses pouvoirs insondables.
Grouillants
Chimère issue d'une goule et d'une sirène.
Mysts
D’immenses créatures marines, anciennes et intelligentes. Leurs tentacules sont destructeurs, et elles communiquent par télépathie. Un lien ancien les unit aux elfes bleus, qui en sont les gardiens et porteurs de secrets.
Raïken-Kalhalal
Monstre abyssal gigantesque, gardien de la cité engloutie de Reën’syss. Symbole de peur et de puissance, il incarne une épreuve légendaire pour les elfes bleus.
Murène
Créature anguilliforme à la gueule béante garnie de crocs, capable de broyer un homme d’un seul coup.
Le rôle des elfes bleus
Malgré leur froideur apparente et leur flegme naturel, les Elfes Bleus forment un peuple humble, digne et respecté. Leur société rassemble des guerriers intrépides, des mages redoutables, des bâtisseurs et navigateurs hors pair, ainsi que des prophétesses, marchands et érudits. Bienveillants dans leurs relations, ils entretiennent des liens plus étroits avec les humains qu’avec les autres elfes, jouant souvent le rôle d’alliés.
Depuis le retrait des Elfes Blancs, ils veillent seuls sur l’équilibre et la défense des Terres d’Arran. Nombreux sont ceux qui ont versé leur sang pour protéger ce monde — sans jamais chercher la gloire. Ils croient aux cycles, au destin, et à la sagesse venue des profondeurs marines.