Ce sont les mals aimés d’Aquilon. Orcs comme gobelins inspirent le mépris chez les autres races.
Caractéristiques des Orcs et des Gobelins
Les Orcs et Gobelins sont des races humanoïdes emblématiques de l’univers d’Aquilon. Les orcs sont robustes, musculeux, au teint verdâtre, et se distinguent par leur force brute, leur culture guerrière et un sens inné de la stratégie tribale. Les gobelins, plus petits et rusés, sont souvent perçus comme intelligents et ingénieux, excellant dans l’artisanat rudimentaire et les inventions pratiques – bien que parfois explosives. Tous deux évoluent en clans divers, répartis dans les régions sauvages d’Est Arran et au-delà de l’Ourann.
Croyances et Spiritualité des Orcs et des Gobelins
Chez les Orcs comme chez les Gobelins, la spiritualité structure la vie tribale et guerrière. Polythéisme, culte de la lune ou dieux souterrains : leurs croyances traduisent un lien profond à la guerre, à la terre, ou aux astres.
Les Dieux Orcs
Les Orcs vénèrent Onk, Gorr, Wog et Mog — des divinités incarnant guerre, nature et chasse. Chacun guide les clans vers la survie et l'honneur.
Mort et Gloire
Chez les Orcs, mourir en combat est une voie sacrée. Les noms des braves sont chantés, leur mémoire devient légende.
Idoles Chamaniques
Les chamanes sculptent des idoles, comme celle de Mork, pour invoquer la protection divine avant les batailles les plus sanglantes.
Culte de la Lune
Chez les Gobelins, la lune — Hân gothlob — est une force sacrée. Elle guide les rites, les danses tribales et les visions chamaniques.
Divinités Souterraines
Les Gobelins des cavernes honorent Gashbagahûrz ou Gosternsko, entités liées à la folie, la terre et la mort dans les profondeurs.
Artisanat Mystique
Certains Gobelins des ruines usent de ruses magiques et mécaniques pour manipuler orcs ou humains, mêlant technique et sorcellerie.
Les Orcs et Gobelins à travers les âges
Les origines précises des Orcs et des Gobelins se perdent dans les brumes des premiers âges, bien avant les premières civilisations humaines ou elfiques. On suppose qu’ils sont nés de la terre même d’Arran, enfants bruts de la nature, façonnés par la violence des éléments et les forces magiques encore incontrôlées. Les premiers orcs vivaient en clans nomades, survivant par la chasse, la guerre et le pillage. Les gobelins, eux, vivaient à l’ombre de leurs cousins plus puissants, excellant dans l’art de la discrétion, de la récupération et des pièges.
Quand les Fléaux ravagèrent le monde, les Orcs furent l’un des rares peuples à leur résister ouvertement. Leur férocité naturelle en fit des combattants redoutables, mais leur manque d’unité rendit leurs efforts inefficaces. Beaucoup de tribus disparurent. Les gobelins, quant à eux, choisirent l’ombre plutôt que l’affrontement, survivant en se terrant dans les ruines, les tunnels ou en servant des maîtres plus puissants, y compris des Fléaux eux-mêmes.
À mesure que les Elfes et les Humains bâtissaient leurs empires et leurs mythes, les Orcs restaient en marge du monde civilisé. Certaines tribus s’organisèrent en sociétés plus hiérarchisées, dirigées par des khans ou des chamanes. Leur spiritualité se précisa, centrée sur la guerre, la nature et des divinités tribales. Les Gobelins, quant à eux, commencèrent à expérimenter une forme de magie pratique mêlant rituels, poisons et ingénierie rudimentaire. Dans certaines régions, ils fondèrent de véritables cités souterraines ou dérobées.
Après la défaite des goules, les Orcs ne purent jamais retrouver l’unité qu’ils avaient brièvement entrevue. Divisés, souvent marginalisés ou utilisés comme mercenaires, ils virent leurs terres grignotées par les Hommes et les Nains. Seules les tribus les plus féroces ou les plus recluses survécurent. Les Gobelins, eux, s’adaptèrent mieux : certains intégrèrent les cités humaines comme alchimistes, voleurs ou espions. D’autres retournèrent sous terre, tissant un réseau d’alliances secrètes, mêlant savoir mystique et technologie de récupération.